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Collectif pour l'enfant : le droit pour l'enfant avant le droit à l'enfant

Le Collectif pour l’enfant, dont le Porte parole est Béatrice Bourges, est une plate-forme regroupant des associations, des professionnels, des élus et des familles. Auprès des parents, de la communauté éducative et scientifique, des responsables et des membres de la société civile, le collectif met en œuvre tout type d’activité afin de protéger l'enfance.

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L'homoparentalité en question, et l'enfant dans tout cela ?

Béatrice Bourges
Editions du Rocher
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lettre aux députés sur le projet de loi sur la bioéthique

Détails

 

 

 

Madame, Monsieur le député

Membre de la commission spéciale sur la bioéthique

 

Le Sénat, en première lecture du projet de loi sur la bioéthique (art. 20), a ouvert l’accès à l’AMP aux couples de personnes de même sexe.

Cette mesure est irresponsable dans la mesure où elle va susciter des questions de filiation sans issue mais, surtout, elle est une injustice à l’égard des enfants à venir qui, sous couvert d’être élevés par deux femmes, seront tout simplement privés de père.

La nature indique à l’enfant deux parents, un homme et une femme. La loi française ne réduit pas la parenté à la « vérité Â» biologique, bien entendu, mais garantit à l’enfant une filiation crédible, vraisemblable eu égard aux exigences de la nature, afin que l’enfant puisse se penser comme issu de l’union de ses parents et se construire comme tel, quand bien même ce ne serait pas le cas en réalité. Le lien symbolique de la filiation, bien plus important que le lien strictement biologique, n’a pas besoin de se fonder sur la vérité biologique, mais exige la vraisemblance pour se mettre en place.

C’est pourquoi exiger que les parents soient de sexe opposé n’est pas un choix en faveur de l’hétérosexualité, mais la garantie que la loi offre aux enfants d’avoir une filiation crédible, seule base solide sur laquelle ils pourront s’appuyer pour se construire. Une double filiation paternelle et maternelle est essentielle pour la structuration d’un enfant tant au regard du processus de différenciation et d’identification, que de l’intégration des différences générationnelles et de la nécessité du réel. Le nier revient à faire fi de dizaines d’années de psychanalyse, au préjudice de l’enfant.

En outre, si ce n’est pas la nature qui sert de guide pour définir ce qu’il faut entendre par « parents Â», qui donc est compétent pour dire quel est le projet d’enfant légitime et celui qui ne l’est pas ? Ce ne sont plus seulement deux femmes qui peuvent prétendre être « parents Â» mais trois, ou quatre, ou plus, en même temps ou successivement...

Et que dire des couples d’hommes, qui pourraient réclamer aussi l’accès à l’AMP ? Il faudrait alors passer par la gestation pour autrui, alors que le Parlement européen vient de qualifier cette pratique de violence à l'égard des femmes « qui constitue une exploitation du corps de la femme et de ses organes reproducteurs Â» (Res. 5 avril 2011).

Il ne suffit pas de vouloir être parents pour l’être. Encore faut-il correspondre à ce que sont les parents. Prétendre que deux femmes sont les parents d’un enfant est un mensonge, et tout enfant a le droit à une filiation crédible.

Le collectif pour l’enfant, qui réunit 76 associations de protection de l’enfance, compte sur vous pour rétablir en deuxième lecture la justice à l’égard des enfants issus de l’AMP en exigeant que l’infertilité à laquelle l’AMP a pour but de remédier soit pathologique.

L’enfant a besoin, et a le droit, d’avoir un père et une mère. Si la vie parfois l’en prive, la loi ne saurait programmer cette injustice !

Avec par avance tous nos remerciements pour ce que vous ferez en faveur des enfants recevez, Madame, Monsieur le député, notre bien cordial souvenir.   

 

Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant

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Le vendredi 6 mai 2011

L’homoparentalité prononcée aux US est inopposable en France

Détails

 

 

 

La cour d'appel de Paris, par un arrêt du 17 mars 2011, vient de refuser l'exequatur (procédure visant à obtenir l’exécution en France d’une décision de justice étrangère) à un jugement américain ayant déclaré, en exécution d'un contrat de procréation pour autrui, la paternité de deux hommes à l'égard des enfants à naître d'une femme américaine et de son mari.

Contrariété à l'ordre public français de la convention

La solution ne surprend guère, la Cour de cassation ayant déjà clairement refusé la transcription sur les registres français d'état civil des actes de naissance américains dressés en application d'un jugement consacrant une convention de gestation pour autrui (Cass.1re civ., 17 déc. 2008, n° 07-20.468).

Pour la cour de Paris, ce refus n'est pas contraire à l'intérêt de l'enfant, « invoqué à tort au regard de la convention ayant pour objet de faire concevoir un enfant par un couple dans le but de l'abandonner à sa naissance ».

En effet, la prohibition de la procréation pour autrui vise, en premier lieu, à protéger les enfants de faire l'objet de tels arrangements. Donner effet à cette convention, fût-elle convenue et exécutée à l'étranger, rendrait inefficace la prohibition ainsi privée de tout caractère dissuasif.

Impossibilité de créer une double filiation paternelle 

En outre, le jugement attribuait la paternité des enfants à deux hommes, ce qui aurait suffi, indépendamment de la convention de gestation pour autrui, à le rendre inopposable en droit français.

 La GPA révèle ici son vrai visage : il ne s’agit pas seulement de répondre à la détresse de couples sans enfants, mais de faire fi des exigences de la nature pour procréer, notamment pour « fabriquer Â» un enfant au profit des couples d’hommes.

Le droit français ne conçoit pas qu’un enfant puisse être issu de deux femmes, ou de deux hommes, car une telle filiation serait incohérente. Il protège les enfants en leur garantissant une filiation crédible : la filiation n’est pas fondée sur la vérité biologique, ce qui serait très réducteur, mais sur la vraisemblance, pour que l’enfant puisse se penser issu de l’union de ses parents et se construire comme tel.

« En refusant d’être mise devant le fait accompli à l’étranger, la justice française protège les enfants de faire l’objet de ce genre de transactions de procréation pour autrui», commente Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant. « En refusant de reconnaître une filiation établie aux Etats-Unis de façon artificielle à l’égard de deux hommes, elle garantit aux enfants une filiation cohérente, base solide qui leur est indispensable pour se construire Â» ajoute-t-elle. 

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Le jeudi 17 mars 2011

LE MARIAGE C’EST TOUJOURS UN HOMME ET UNE FEMME (communiqué de presse 28 janvier 2011)

Détails

Le collectif pour l’enfant se réjouit de la décision du Conseil constitutionnel qui affirme l’évidence que le mariage défini comme l’union d’un homme et d’une femme est bien conforme à la Constitution

 

Il confirme ainsi que le mariage est une institution et non un droit individuel garanti par l’Etat. Le mariage n’est pas seulement la reconnaissance sociale d’une relation de couple. « Si, au nom de la liberté individuelle, on autorise des personnes à se marier avec une personne de même sexe, pour quels motifs pourrait-on maintenir les interdictions relatives à la polygamie ? Ce serait discriminatoire envers toutes les personnes qui s’aiment.» affirme Béatrice Bourges, porte parole du Collectif pour l’enfant.

 

En refusant l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, il affirme la dimension familiale du mariage et refuse « le droit à l’enfant Â» car, légaliser le mariage homosexuel, c’est  une étape vers l’autorisation de l’adoption des enfants par les couples homosexuels et donc une discrimination envers les enfants.

 

« Cette décision du Conseil constitutionnel est bien  celle que nous attendions Â» continue Béatrice Bourges.

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Le vendredi 28 janvier 2011

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