Écrit par Admin Vendredi, 20 Mars 2009 10:07

Si la démocratie est bien l’expression de la volonté générale, le gouvernement devra en tenir compte ! En 9 jours, le site du Collectif pour l’enfant, qui regroupe plus de 60 associations, a recueilli plus de 11 000 signatures de lettres adressées aux députés de toute la France.
Tandis que l’électorat français se mobilise contre une loi qu’il trouve inutile, voire dangereuse pour l’enfant et la structure de notre société, les débats télévisés sont toujours aussi faussés. Hier soir, France 3 accueillait Nadine Morano dans l’émission de Frédéric Taddeï : Ce soir ou jamais.
Malgré le professionnalisme du présentateur Frédéric Taddeï, qui a cherché -en vain- à ce que les vraies questions soient posées, cette émission était une véritable caricature mêlée d’un tissu d’absurdités. 5 défenseurs de l’homoparentalité ont pris la parole face à un unique défenseur de la famille. Ce type d’organisation illustre bien qu’il ne s’agit pas de débattre, mais de convaincre le public.
Acharnés à nier l’évidence, les participants ont multiplié les contre-vérités. Pour eux,
- Il est meilleur pour un enfant d’avoir deux pères ou deux mères que d’avoir un père et une mère.
- Penser qu’il faut à un enfant ses deux parents relève de l’habitude culturelle et non d’une réalité. Il est normal que les enfants aient plus de deux parents.
- Un père biologique n’est pas père s’il n’en a pas envie.
- Il faut que les appellations de père et mère disparaissent, elles sont périmées et constituent de la discrimination.
Jusqu’à la secrétaire d’Etat à la famille, affirmant sans vergogne que « 85% des violences faites à enfants se font dans les familles traditionnelles ». Nadine Morano a encore une fois prouvé qu’elle entendait son ministère comme un instrument de destruction de la famille.
A-t-elle par ailleurs mesuré ses contradictions en affirmant que « on voit bien que la loi de 2002 est très mal appliquée et qu’elle ne s’applique quasiment pas » et que la délégation d’autorité parentale est une « procédure judiciaire compliquée » « qui on le voit bien dans la vie de tous les jours ne fonctionne pas bien ». Le besoin serait donc peu important, et la solution proposée par le projet de loi sur le statut du beau-parent, inefficace ?
Béatrice Bourges appelle les personnes de bon sens à se réveiller. « Le bon sens est oublié au profit d’une idéologie. On en a vu les ravages au cours du 20e siècle. Que chacun s’interroge honnêtement. Nous savons tous au fond de nous ce qui permet à un enfant de se construire et de s’épanouir ».