Lundi, 13 Février 2012 20:59
La cour d’appel de Nancy a refusé, vendredi, d’accorder à une femme un droit de visite et d’hébergement du fils biologique de son ex-compagne, contrairement à ce qui avait été jugé en première instance. La loi permet certes au juge aux affaires familiales d’organiser les relations entre l'enfant et un tiers, qui n’est pas par définition l’un de ses parents, si tel est l'intérêt de l'enfant (article 371-4 al 2 du Code civil).
Il est vrai qu’il peut être dur pour l’enfant d’être séparé brutalement d’un adulte avec lequel il a vécu et avec lequel une relation étroite a pu se nouer. Pour autant, on ne saurait poser comme postulat qu’il est de l’intérêt de l’enfant de maintenir des liens avec les adultes se succédant dans sa vie. Avec combien de personnes l’enfant devra-t-il maintenir des liens ? On imagine l’agenda de ministre qui sera le sien entre les différents droits de visite des uns et des autres.
Une femme qui a partagé la vie de la mère n’a pas de droit sur l’enfant. Si tel était le cas, il faudrait admettre que la compagne suivante aurait elle aussi des droits sur le même enfant, à la mesure de son investissement affectif et éducatif auprès de lui, et ainsi de suite. Ce n’est plus un week-end sur deux mais un week-end sur trois, et un tiers des vacances, qu’il faudra attribuer à chacune des trois femmes.
Et l’enfant dans tout cela ? L’enfant doit parfois être protégé des bonnes intentions dont il est l’objet et qui peuvent se révéler très pesantes pour lui. On peut aisément imaginer la difficulté pour lui de dire qu’il n’a plus envie de voir un adulte qui a partagé sa vie mais avec qui ses liens se sont estompés. Cela risque à chaque fois d’être pour lui un véritable dilemme, surtout si l’adulte est resté très attaché à lui.
Permettre le maintien des liens entre l’enfant et un tiers, au cas par cas, en fonction de l’intérêt de l’enfant, est une bonne solution, dans la mesure où cela permet de ne pas imposer systématiquement ces liens à l’enfant.
« L’arrêt de la cour d’appel de Nancy rappelle cette évidence. Et c’est bien », commente Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant. « Les adultes ne succédant dans la vie d’un enfant n’ont pas de droits sur lui », ajoute-t-elle.
Mercredi, 01 Février 2012 20:52
Le 1er février 2012
Au Royaume-Uni, le gouvernement s’apprête à lancer une consultation publique pour évaluer l’acceptabilité d’une pratique controversée de fécondation in vitro (FIV), appelée "FIV trois parents".
De quoi s’agit-il ? D’utiliser le matériel génétique de trois personnes, deux femmes et un homme, pour donner naissance à un enfant.
La "FIV trois parents" consiste concrètement à extraire le noyau de l’ovocyte d’une femme (susceptible de transmettre une maladie mitochondriale) et de le transférer dans l’ovocyte d’une femme donneuse dont les mitochondries sont saines et dont on a retiré préalablement le noyau. Ce nouvel ovocyte est alors fécondé in vitro avec le sperme du partenaire de la première femme. L’enfant qui naîtrait de cette pratique aurait principalement les caractéristiques génétiques de sa mère et de son père mais aussi quelques unes de la donneuse ayant fourni le cytoplasme de l’ovocyte.
L’idée de départ est ‘éviter la transmission de maladies mitochondriales, héritées de la mère.
Les personnes poursuivant un projet parental à trois ne manqueront pas ensuite de réclamer l’accès à cette technique qui pourrait leur permettre de réaliser leur phantasme. Au détriment, encore une fois, de l’enfant.
Pourtant, lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle promet à deux hommes, ou deux femmes, de pouvoir être considérés ensemble comme parents d’un enfant, au mépris de la réalité la plus élémentaire et des besoins eux aussi élémentaires des enfants, pourquoi l’idée de la parenté à trois ne serait-elle pas prise au sérieux ? Il n’est pas plus irréel de prétendre que deux femmes et un homme sont ensemble parents d’un enfant, que d’admettre deux femmes, ou deux hommes, comme tels.
Si l’on fait fi des exigences de la nature, au nom de quoi considérer tel projet parental légitime (à deux) et non tel autre (à trois) ? Qui s’érigera en juge ?
« Plus que jamais, que ce soit en matière d’environnement ou de procréation, la nature apparaît comme le meilleur guide de l’intérêt de tous, et en premier lieu des enfants » déclare Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant.
« La nature exige un père et une mère. N’est-il pas temps de retrouver le sens de la procréation écologique et, en tant que telle, respectueuse de tous ? », dit-elle encore.
Lundi, 16 Janvier 2012 19:58
En supposant que le président-candidat Sarkozy envisageait d’inclure dans son programme le mariage entre personnes de même sexe, le quotidien Libération a sans doute voulu lancer le débat et forcer le président à se déclarer. La réaction n’a pas tardé, par la voix de Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement : « Le président de la République n’a absolument pas changé d’avis et est défavorable… ».
Dont acte !
Le président appuie les propos qu’on lui prête par le refus de brouiller les repères de filiation de l’enfant à qui on ferait croire que deux adultes de même sexe pourraient être ses parents, alors que « Seuls un homme et une femme, ensemble, peuvent engendrer » affirme Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’Enfant.
En avril dernier, en réaction au programme PS sur l’égalité réelle, l’UMP avait rappelé son opposition à un tel mariage : « un couple d’un homme et d’une femme, ce n’est objectivement pas la même situation qu’un couple de 2 personnes de même sexe, il n’y a donc pas d’inégalité de situation entre les couples hétérosexuels et homosexuels ! Et l’intérêt de l’enfant, c’est d’être élevé, dans la mesure du possible, par son père et sa mère. Si nous nous battons pour la parité, c’est bien parce que nous reconnaissons qu’il y a une dimension essentielle à préserver dans l’altérité sexuelle. Il serait paradoxal de se battre pour la parité et de considérer que cela n’a pas d’importance au cœur de famille[1]. »
En prenant ainsi position, le gouvernement et l’UMP suivent les recommandations récentes de l’ONU : « Le Comité des droits de l’homme a estimé que les Etats n’étaient pas tenus, en vertu du droit international, d’autoriser les couples homosexuels à se marier[2]. »
Pour ces raisons, le Collectif pour l’Enfant est étonné de la réaction du ministre de l’Education nationale, favorable à ce type de « mariage », au nom d’un prétendu sens de l’histoire[3] et contraire à la position de l’UMP. On comprend alors mieux pourquoi le Ministre Luc Chatel n’a jamais voulu répondre aux associations défavorables à la diffusion de la théorie du Gender dans l’enseignement scolaire, porte d’entrée aux revendications de ce genre.
Le Collectif réaffirme son soutien aux parlementaires de l’Entente parlementaire sur « Le droit de l’enfant à connaître et être élevé par son père et sa mère. »
Vendredi, 11 Novembre 2011 21:42
Jeudi, 03 Novembre 2011 00:00
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